Les médicaments en vente libre ne nécessitent aucune ordonnance d'un médecin et il se peut par conséquent, qu'on ait l'impression qu'ils sont inoffensifs (bien qu'on s'attende à ce qu'ils soient efficaces). Toutefois, peu importe si l'on se procure un médicament sur ordonnance d'un médecin ou de sa propre initiative en vente libre, il faut toujours respecter leur étiquette, exercer une surveillance étroite et être particulièrement prudent pour se tenir à l'abri des effets nuisibles des médicaments.Il est essentiel d'être fidèle aux règles de base Nous courons un risque d'hospitalisation imputable aux effets secondaires des médicaments à un moment ou l'autre de notre vie évalué à 26 %. Bien que ces effets indésirables soient surtout liés à la prise de médicaments ordonnancés, les médicaments en vente libre n'en sont pas dépourvus. Surtout lorsque leur posologie n'est pas respectée. Les consommateurs doivent connaître leurs médicaments, la façon de les prendre et s'abstenir de recourir à tout autre médicament ou complément qui pourrait interagir ou nuire à leur thérapie. La première règle à retenir, c'est d'approfondir vos connaissances sur les médicaments qui vous sont recommandés par votre pharmacien ou par votre médecin. Il va de soi qu'il s'agira, au départ, d'en parler à un professionnel de la santé avant même de prendre un médicament. Et soyez de ceux qui lisent attentivement l'étiquette il y va de votre sécurité ! Lisez attentivement l'étiquette et la Notice de conditionnement (l'Info-feuillet) Les médicaments en vente libre sont toujours munis d'une étiquette et s'accompagnent d'une Notice de conditionnement. Lisez l'une et l'autre attentivement. Elles contiennent d'importantes informations, notamment :
- le nombre de comprimés ou de cuillerées à thé recommandées par dose ainsi que la dose journalière maximale
- l'horaire et la durée du traitement
- la date limite d'utilisation du médicament
- les risques potentiels liés à la prise du médicament
- les précautions d'emploi et le moment ou la façon de prendre ce médicament
Assurez-vous de porter une attention particulière à ces instructions car dans le cas contraire, vous pourriez vous exposer aux effets secondaires du médicament ou le médicament pourrait ne pas avoir l'effet escompté. Saviez-vous, par exemple, que certains médicaments doivent être pris avec des aliments pour en favoriser l'absorption et que d'autres doivent être pris à jeun? L'étiquette vous fournira ces renseignements. Si vous ne respectez pas ces instructions, le médicament pourrait ne pas être aussi efficace. Prudence oblige ne prenez pas deux médicaments sans d'abord vous assurer de leur compatibilité. Il est essentiel de demander à votre pharmacien si le médicament que vous désirez vous procurer peut interagir avec d?autres médicaments que vous pourriez prendre, même s'il s'agit de vitamines, de sels minéraux, de contraceptifs oraux, de préparations hypocaloriques, de plantes médicinales ou de remèdes homéopathiques. Les interactions médicamenteuses constituent l'un des principaux motifs d'hospitalisation imputables à des réactions indésirables. Le pharmacien devrait connaître tous les médicaments que vous prenez, ce qui lui permettra de minimiser le risque d'interaction médicamenteuse.
Certains médicaments nuisent à l'absorption de diverses vitamines ou de certains sels minéraux. Il vous faudra donc vérifier auprès du pharmacien qu?il est sage de prendre ces préparations simultanément (notamment, les antiacides à base de calcium et les compléments vitaminiques peuvent nuire à l'absorption de certains antibiotiques comme la tétracycline; certains antibiotiques peuvent réduire l'efficacité de la pilule anticonceptionnelle). De plus, certaines maladies exigent des médicaments qui pourraient rendre expressément dangereux l'ajout d'un médicament en vente libre.
Les interactions médicamenteuses paraissent sur l'étiquette ou la Notice de conditionnement sous la rubrique MISES EN GARDE, PRÉCAUTIONS D?EMPLOI, AVIS ou CONTRE-INDICATIONS. Vous y trouverez là l'information sur les personnes qui devront s'abstenir de prendre ce médicament ou d'autres médicaments. Lisez attentivement ces renseignements avant même de prendre tout médicament de votre propre initiative. Et dans le doute... abstenez-vous avant d'en discuter avec votre médecin ou votre pharmacien. Savoir reconnaître les ingrédients, c'est important ! Reconnaître les ingrédients que renferme un produit, c'est s'armer de renseignements essentiels qui peuvent vous tenir à l'abri des mésaventures. Les médicaments qui contiennent une forte teneur en alcool ou en sucre pourraient ne pas convenir à des sujets atteints de diabète. Par contre, lorsqu'il s'agit d'un antidouleur, il faut se rappeler qu'il se trouve dans le marché de nombreux ingrédients médicinaux. Notamment, il se trouve deux grandes familles d'antidouleurs : les agents anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui comprennent l'AAS (l'acide acétylsalicylique) et l'ibuprofène (le principe actif de MOTRIN*IB); l'acétaminophène appartient à une autre famille. L'une et l'autre de ces familles d'antidouleurs sont bel et bien efficaces dans la lutte contre les malaises, la douleur et la fièvre. Ils sont cependant chimiquement bien différents. Parlez-en également à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourra vous aider à identifier le médicament qui vous conviendra le mieux. Tenez compte des circonstances particulières. On sait que l'acétaminophène est un médicament qui dans l'ensemble est plus sûr que l'AAS ou que tout antidouleur contenant de l'acide acétylsalicylique, et c'est particulièrement vrai chez les jeunes de moins de 15 ans atteints de varicelle, de grippe ou de symptômes évocateurs de la grippe (notamment ceux de la plupart des rhumes). Bien que de tels cas soient exceptionnellement rares, une affection grave connue sous le nom de syndrome de Reye pourrait survenir s'ils prennent de l'AAS pour contrer ces malaises. Aucun lien de causalité n'a jamais lié TYLENOL*, qui contient de l'acétaminophène, un médicament contre la fièvre et la douleur, au syndrome de Reye. C'est en outre l'une des raisons qui fait de TYLENOL*, le médicament le plus fréquemment recommandé pour les enfants, les jeunes et les ados. Ceux qui opposent déjà un AINS (agent anti-inflammatoire non stéroïdien) sur ordonnance à leurs douleurs arthritiques doivent également se méfier lorsqu'il s'agit de prendre un produit en vente libre contenant un AINS ou de l'AAS pour lutter contre un mal de tête ou des malaises bénins. S'ils prennent à la fois un médicament sur ordonnance et un médicament en vente libre contenant ces produits, ils risquent, en dépassant la dose journalière recommandée d'un AINS, d'en souffrir les effets secondaires. Un médecin leur recommanderait probablement de plutôt recourir à TYLENOL* contre un mal de tête ou un surmenage musculaire, car aucune interaction médicamenteuse ne risque de survenir entre l'acétaminophène et l'anti-inflammatoire qu'ils prennent sur ordonnance médicale. Respectez bien la posologie Soyez fidèle à la posologie et vous tirerez pleinement avantage de votre médicament en vente libre, sans risques de surdosage ou de sous-dosage. L'innocuité d'un médicament en vente libre et de la dose appropriée sont fondées sur de rigoureux essais cliniques et sur l'expérience clinique. Ces normes et la posologie qui convient à chaque tranche d'âge paraissent sur l'étiquette sous la rubrique Recommandations posologiques.

Il est particulièrement important de respecter la dose lorsque l'on administre un médicament à un enfant. Consultez l'étiquette ou la Notice (l'Info-feuillet) d'un médicament et soyez fidèle aux recommandations posologiques en fonction de l'âge et du poids d'un enfant (rappelez-vous que l'enfant qui grandit aura des besoins différents). Plusieurs médicaments destinés aux enfants s'accompagnent d'un instrument doseur tel un compte-gouttes ou un godet. Ces instruments sont conçus pour fournir une dose précise de médicament et ne doivent pas être remplacés par d'autres instruments, tels une cuillère de cuisine. Prenez le bon médicament, de la bonne façon Le véritable motif sur lequel se fonde l'abécédaire de la sécurité, c'est l'importance de connaître les risques et bénéfices liés à vos médicaments et de susciter certaines questions que vous serez en mesure d'adresser à votre médecin, ou à votre pharmacien. Sécurité oblige alors n'hésitez surtout pas à leur poser ces questions. Leur rôle est de s'assurer que vous prenez le bon médicament, de la bonne façon. Et il va de soi que cela touche également les antidouleurs en vente libre. Parlez-en d'abord à l'un de ces professionnels avant de prendre, de votre propre initiative, un nouveau médicament.
|